Le syndrome de l’imposteur
Comment dompter cette petite voix qui dit « Tu n’es pas assez bien »
Vous êtes sur le point de présenter un projet sur lequel vous avez travaillé pendant des semaines, et soudain, cette petite voix dans votre tête se fait entendre : « Tu ne mérites pas d’être là, tout le monde va réaliser que tu n’es pas à la hauteur. » Ah, le bon vieux syndrome de l’imposteur ! Ce fidèle compagnon qui débarque pile au moment où vous avez besoin de confiance en vous.
Si cette voix vous semble familière, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul(e). Le syndrome de l'imposteur touche plus de gens que vous ne le pensez, y compris les personnes que vous admirez le plus. Mais la bonne nouvelle, c'est que ce syndrome est domptable ! Avec un peu d'humour, de recul, et quelques astuces, vous pouvez apprendre à faire taire cette petite voix et prendre pleinement possession de vos super pouvoirs (oui, encore eux). Voici comment.
Reconnaître le syndrome de l’imposteur : il est temps de le dénoncer !
La première étape pour se libérer du syndrome de l’imposteur, c’est de le reconnaître. Cette petite voix est sournoise et adore se déguiser en modestie ou en prudence. Mais soyons clairs : ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est juste une peur irrationnelle qui vous fait croire que vous êtes un imposteur, alors que vous êtes parfaitement légitime.
- Vous avez peur qu’on découvre que vous ne « méritez » pas votre succès ? Bingo, c’est l’imposteur qui parle.
- Vous attribuez toujours vos réussites à la chance ou à l’aide des autres, mais jamais à votre propre talent ? Encore une victoire pour l’imposteur !
Astuce : La prochaine fois que vous sentez cette voix monter en vous, donnez-lui un nom ridicule. Appelez-la « Maurice » ou « Gertrude » et imaginez qu’elle parle avec une voix comique. C’est plus facile de l’ignorer quand elle n’est plus si intimidante !
L’art de l’auto-encouragement : devenez votre propre cheerleader
Vous êtes peut-être trop modeste pour admettre vos compétences, mais si vous attendez toujours que quelqu’un d’autre vous félicite, vous pourriez attendre longtemps. La solution ? Devenez votre propre cheerleader. Il est temps de reconnaître vos réussites et de vous offrir les félicitations que vous méritez. Oui, ça peut paraître un peu gênant au début, mais croyez-moi, ça fait un bien fou.
- Prenez un moment pour réfléchir à vos accomplissements (même les petits) et soyez honnête avec vous-même : vous avez travaillé dur pour en arriver là !
- Dites-vous des choses positives à haute voix ou écrivez-les. « Aujourd’hui, j’ai fait un super boulot » ou « Je suis compétent(e) et je mérite ma place ». C’est moins ridicule que ça en a l’air.
Astuce : Si vous trouvez ça trop difficile, imaginez que vous parlez à un(e) ami(e). Vous seriez beaucoup plus encourageant(e) avec lui/elle, non ? Alors appliquez le même traitement à vous-même.
Arrêtez de vous comparer : vous êtes le/la protagoniste de votre propre film
La comparaison est l’un des pires ennemis du développement personnel, surtout à l’ère des réseaux sociaux où tout le monde semble mieux réussir que vous (ou du moins, c’est ce qu’ils veulent vous faire croire). Voici la vérité : il n’y a qu’un seul vous, avec votre propre parcours, vos propres défis et vos propres réussites.
- La prochaine fois que vous vous surprenez à envier quelqu’un, rappelez-vous que vous ne voyez que le sommet de l'iceberg, pas tout le travail (et les échecs) qui se cachent en dessous.
- Vous avez vos propres forces, talents et compétences uniques. Plutôt que de vous comparer, concentrez-vous sur ce que vous pouvez accomplir.
Astuce : Imaginez que votre vie est un film, et que vous en êtes le/la protagoniste. Peu importe ce que font les autres personnages secondaires. Vous êtes l’étoile de votre propre show !
Célébrer les petits succès : il n’y a pas de victoires trop petites
On a souvent tendance à minimiser nos petits succès. « Oh, ce n’est rien », « C’était facile ». Non, non, non ! Chaque réussite, aussi petite soit-elle, mérite d’être célébrée. Vous avez coché tous les éléments de votre to-do list aujourd’hui ? Fêtez ça ! Vous avez réussi à parler en réunion sans vous décomposer ? Champagne ! Les petites victoires sont la clé pour renforcer votre confiance en vous.
- Célébrez chaque succès avec un rituel personnel : une danse de la victoire, un chocolat, ou même un petit cri de joie intérieur.
- Plus vous reconnaîtrez vos réussites, plus vous ancrerez l’idée que vous êtes capable.
Astuce : Tenez un « journal de la victoire » où vous notez chaque petit (ou grand) accomplissement de la journée. En cas de doute, relisez-le pour vous rappeler que vous avez déjà accompli beaucoup.
Apprenez à dire merci (et à l’accepter)
Combien de fois avez-vous rejeté un compliment en disant quelque chose du genre « Oh, ce n’est rien », ou « J’ai eu de la chance » ? Le syndrome de l’imposteur adore quand vous faites ça. Il se frotte les mains chaque fois que vous minimisez vos réussites. Il est donc temps d’apprendre à dire merci.
- La prochaine fois que quelqu’un vous complimente ou reconnaît votre travail, ne vous justifiez pas. Ne dites pas que c’était facile. Dites simplement : « Merci, ça me fait plaisir ».
- Apprendre à recevoir un compliment, c’est reconnaître votre valeur. Ça fait un peu mal au début, mais plus vous le faites, plus ça devient naturel.
Astuce : Entraînez-vous devant un miroir à dire « merci » avec confiance. Ça semble bizarre, mais c’est très efficace pour casser la dynamique de l'auto-sabotage.
Acceptez l’idée que personne n’est parfait (et c’est parfait comme ça)
Le syndrome de l’imposteur adore vous faire croire que tout le monde autour de vous est parfait, qu’ils savent exactement ce qu’ils font, et que vous êtes le/la seul(e) à improviser. Spoiler alert : personne ne sait ce qu'il fait. Même les gens les plus compétents doutent parfois d’eux-mêmes.
- Acceptez que vous allez faire des erreurs. Et c’est tout à fait normal. C’est comme ça qu’on apprend et qu’on grandit.
- Chaque expert a un jour été un(e) débutant(e), chaque leader a déjà eu des doutes. Ce qui compte, ce n’est pas d’être parfait(e), mais de continuer à avancer malgré les doutes.
Astuce : Quand vous avez l’impression de ne pas être à la hauteur, dites-vous simplement : « Tout le monde improvise, moi aussi ». C’est une petite phrase magique qui remet les choses en perspective.
Faites taire l’imposteur, montrez-lui qui est le patron
Le syndrome de l’imposteur est un compagnon tenace, mais il ne doit pas dicter vos actions ou vos pensées. Avec un peu d’humour et quelques ajustements dans votre façon de penser, vous pouvez apprendre à le faire taire (ou au moins à le faire parler moins fort). Alors, la prochaine fois que cette petite voix vous murmure que vous n’êtes pas à la hauteur, rappelez-vous que vous avez travaillé dur pour en arriver là. Vous méritez votre succès, vos compétences sont réelles, et l’imposteur peut aller voir ailleurs.